Cours gratuit Facebook et Reuters pour identifier les deepfakes et les vidéos manipulées
Facebook a investi plus d’un million de dollars dans la création d’un cours destiné aux journalistes afin qu’ils apprennent à identifier facilement les fausses informations et les deepfakes sur Internet.
Le cours peut être suivi en ligne et ne dure que 45 minutes
Le cours a été développé par Reuters -avec le financement du réseau social- et fait déjà partie du programme de journalisme de Facebook. Son accès est gratuit et est désormais disponible en ligne. Son nom est « Identifier et lutter contre les médias manipulés » et pour le moment, il peut être suivi en anglais, français, espagnol et arabe.
Suivre le cours ne prend que 45 minutes et n’importe quel professionnel peut le réaliser. Comme annoncé par Facebook, cette initiative sera complétée en 2020 par des rencontres et conférences autour de ce sujet qui seront également développées en collaboration avec Reuters.
Dans ce document, en plus d’approfondir la connaissance des deepfakes, dans lesquels l’intelligence artificielle est utilisée pour créer des vidéos dans lesquelles les visages d’individus sont modifiés pour faire croire que d’autres personnes sont les protagonistes, d’autres catégories de contenus audiovisuels manipulés sont également abordées. .
« Plus de 90 % des contenus manipulés consommés sur Internet ne sont que des vidéos sorties de leur contexte qui utilisent un récit différent », explique Hazel Baker, directrice du contenu généré par les utilisateurs à l’agence Reuters. « Parfois, ils sont édités, mais d’autres fois pas même », souligne-t-il.
Il est donc important que les journalistes connaissent également le contexte de l’information, et sachent si une vidéo peut être interprétée différemment même si des techniques comme l’Intelligence Artificielle ne sont pas utilisées pour la manipuler. Parfois, sa signification est manipulée.
Le cours répond à cette nécessité de contrôler le contexte de l’information lorsqu’elle est considérée comme véridique ou non. C’est un cours court, mais ça ne fait pas de mal de le suivre.
