Facebook ancien ingénieur

Facebook, accusé de manipulation des utilisateurs par un ancien employé

Sophie Zhang, une ingénieure qui faisait partie de l’équipe data de Facebook, a écrit une longue lettre de 6 600 mots aux employés de Facebook, sous forme d’adieu, reconnaissant que l’entreprise avait truqué des campagnes électorales en faveur de certains candidats à travers le monde.

L’ancienne employée a partagé une lettre avec ses collègues qui, selon elle, ne serait pas révélée

La lettre, un document privé, a été divulguée par un portail d’informations américain, qui en a rendu publiques certaines parties sans le consentement exprès de Zhang. Dans la lettre, l’ancien employé de Facebook a reconnu que « ses mains étaient tachées de sang» pour ses actions au cours des trois années où il a travaillé dans l’entreprise permettant la manipulation du gouvernement.

L’ouvrière explique également comment, pendant cette période, elle a été témoin de la façon dont les gouvernements étrangers ont mené des actions « flagrantes » pour tenter de manipuler, avec l’actualité internationale, les citoyens pour qu’ils votent pour leurs candidats à la présidentielle. Il assure que l’entreprise n’a rien fait à ce sujet.

L’ancienne employée de Facebook est entrée dans les détails de certaines des campagnes qu’elle a vues ou auxquelles elle a même participé. Par exemple, il souligne que Facebook était au courant que des bots avaient été utilisés au Honduras pour promouvoir le candidat à l’élection présidentielle Juan Orlando Hernández, aujourd’hui président.

En Azerbaïdjan, pour sa part, des milliers de bots ont été utilisés sur Facebook pour harceler des candidats et des membres du parti d’opposition au gouvernement actuel de l’Azerbaïdjan, tandis qu’en Bolivie et en Équateur, des botnets ont également été autorisés, ce à quoi Facebook n’a rien fait, affirmant « une lourde charge de travail ». Dans d’autres cas, si des mesures étaient prises, et c’est Zhang elle-même qui chargé d’éliminer les botnetscréé pour influencer les élections en Inde, comme il l’avoue dans sa lettre.

Zhang assure qu’il commente maintenant toutes ces actions parce qu’il se sentait mal et voulait les partager avec ses collègues. Il assure dans sa lettre – qu’il ne pensait pas que cela se révélerait – que Facebook est une entreprise robuste, mais que des « erreurs occasionnelles » et des oublis sont commis qui mettent en danger l’indépendance et la liberté des utilisateurs.

Facebook, pour sa part, a indiqué qu’il enquêterait pour savoir si les déclarations de Zhang étaient fondées et déterminerait les mesures qu’ils prendraient dans le cas où elles le seraient. La société a récemment supprimé des comptes russes qui recrutaient des journalistes pour manipuler les informations des électeurs, l’une des dernières parmi des centaines d’actions similaires auxquelles Facebook est confronté quotidiennement.