Voici comment ils manipulent le « sujet tendance » de Twitter
L’algorithme Twitter qui sélectionne les sujets tendance présente une vulnérabilité qui le rend susceptible d’être manipulé par des attaques de pirates. Concrètement, la technique dite « d’astroturfing », consistant à inonder le réseau de publications apparemment spontanées, est capable de confondre l’algorithme en plaçant certains termes dans le sujet tendance.
L’astroturfing consiste à inonder le réseau de publications apparemment spontanées pour brouiller l’algorithme de Twitter
Ces conclusions ont été tirées par des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Selon eux recherchel’algorithme le réseau social n’est pas en mesure de distinguer entre les tweets qui ont été supprimés et ceux qui ne l’ont pas été en plaçant l’un ou l’autre terme comme tendance.
Pour cette raison, un groupe organisé d’attaquants peut très facilement poussez certains mots à devenir des sujets tendance. Immédiatement après, ils suppriment leurs messages afin qu’il n’y ait aucune preuve de manipulation, mais leur slogan reste un sujet tendance. Les chercheurs ont surnommé ce type d’attaque « astroturfing éphémère ».
L’algorithme Twitter sélectionne les sujets tendance en recherchant les sujets les plus populaires à un moment donné. C’est un mécanisme très influent avec une grande visibilité, ce qui en fait un point d’attaque très attractif pour ceux qui cherchent à manipuler les utilisateurs du réseau.
De plus, la conception du système qui sélectionne les tendances du moment leur facilite la tâche. L’étude explique que « les tendances sont mises à jour toutes les cinq minutes, en prenant comme référence les tweets qui sont publiés dans cet intervalle. Cependant, l’algorithme ne vérifie pas si ces tweets sont toujours disponibles ou ont été supprimés.
Pour atteindre leur objectif, les attaquants utilisent des bots ou des profils volés pour créer de fausses tendances. Cette technique, détaillée dans l’article, a été utilisée à de nombreuses fins différentes : escroqueries, campagnes de désinformation, discours de haine et même demandes en mariage.
